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La région veut offrir des choix
alimentaires plus santé
La Dre Lisa Richards (à gauche) et Lydia Lee disent que les efforts visant à créer des environnements alimentaires sains dans la Région ont suscité un appui important.
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Par Mike Daly
Sept./Oct. 2018

Les personnes qui achètent des aliments dans les établissements chapeautés par l'Office régional de la santé de Winnipeg remarqueront des changements graduels dans les prochains mois. Et les personnes soucieuses d'une alimentation santé aimeront ces changements.

La Région sanitaire de Winnipeg a récemment annoncé la mise en œuvre d'une directive pour des environnements alimentaires plus sains afin d'aider tous les établissements de la Région à créer un environnement favorable à une saine alimentation pour le personnel, les bénévoles, les étudiants et les visiteurs. Cette directive s'applique à tous les établissements où des aliments sont vendus sur une base commerciale ou des services fournis au détail, y compris les cafétérias, les cafés-restos, les boutiques de cadeaux, les concessions et les occasions où le personnel commande des aliments à des traiteurs.

La Dre Lisa Richards, médecin-hygiéniste de la Région, a aidé à la coordination des efforts visant l'application de cette directive.

« La recherche a montré que les aliments que nous consommons peuvent avoir une grande influence sur notre santé et notre mieux-être et nous protéger contre bien des maladies chroniques comme le diabète de type 2 et les troubles cardiaques, explique la Dre Richards. À la Région, la santé est au cœur de nos activités, et nous voulons aider toutes les personnes qui achètent des aliments dans nos établissements à choisir une nourriture qui favorise la santé. La directive sur des environnements alimentaires positifs a été préparée dans ce but. »

Gina Trinidad, chef des opérations de soins de santé de la Région, explique qu'il a fallu plusieurs années pour en arriver à cette directive, en consultation avec plusieurs groupes d'intervenants clés, par exemple, des employés, étudiants ou stagiaires, fournisseurs de services alimentaires, diététistes, bénévoles et visiteurs.

« À première vue, il peut sembler assez simple de faire la transition vers des choix d'aliments plus sains dans des établissements de santé. Mais avant d'amorcer cette initiative, nous voulions nous assurer d'obtenir un appui général pour ce projet. Les opinions varient quant à ce qui constitue de saines options alimentaires, et il a fallu tenir compte de certains facteurs complexes sur le plan logistique et financier », précise Mme Trinidad.

Par exemple, la Région sanitaire de Winnipeg, comme bien d'autres offices responsables de la partout au pays, a signé des contrats pour une bonne partie de ses besoins touchant les cafétérias, café-restos, fournisseurs et traiteurs de ses établissements. Les changements demandés à ces contrats pourraient avoir des répercussions importantes sur la rentabilité du processus et la satisfaction de la clientèle.

« C'est l'une des principales raisons justifiant notre décision d'appliquer progressivement cette directive, soit en trois phases d'ici les 10 à 15 prochaines années. Nous voulions donner au personnel et aux fournisseurs amplement de temps pour s'adapter aux changements », ajoute Mme Trinidad.

Cette directive requiert une plus grande disponibilité d'aliments faibles en sucres et en gras, mais riches en fibres, qui sont cuisinés par des techniques plus saines et satisfont aux recommandations de Bien manger avec le Guide alimentaire canadien.

La première phase des changements se déroulera au cours des cinq prochaines années et sera axée sur la promotion des aliments sains et une meilleure accessibilité. Les phases subséquentes incluront la diminution des portions d'aliments qui ne satisfont pas aux normes nutritionnelles fixées pour l'initiative, le retrait total de certains de ces aliments et la disponibilité de plus en plus grande d'une variété d'aliments bons pour la santé.

« Dans plusieurs années, quand la directive sera entièrement déployée, nous espérons que l'organisation offrira des environnements où l'option prédominante dans les aliments vendus au détail sera celle d'aliments savoureux, frais, nutritifs, appétissants et d'un prix abordable, facilitant le choix d'une alimentation santé pour tous. »

Pour leur part, certains des fournisseurs d'aliments offerts au détail dans les établissements de la Région se sont ralliés rapidement à cette vision.

Tara Osborne, gérante de district chez Eurest Dining, un fournisseur de services alimentaires à l'Hôpital Seven Oaks et à l'Hôpital Grace, affirme que la nouvelle directive témoigne des changements qui sont amorcés dans toutes les industries, car les entreprises et les consommateurs recherchent de meilleures options en matière d'alimentation.

« Nous comprenons que nos clients ont des besoins très variés quand il s'agit de leur alimentation. Notre but, c'est de leur fournir les options et l'information nécessaires pour qu'ils puissent faire des choix éclairés, précise Mme Osborne. Nous avons ajouté des aliments faibles en gras et en sodium, augmenté l'offre de mets préparés plus santé dans les réfrigérateurs, et fourni l'information nutritionnelle sur les étiquettes de tous les aliments. Nous savons également que parfois, nos clients veulent avoir des mets spéciaux et nous voulons aussi répondre à cette demande. Nous apprécions que la Région ait entendu nos commentaires et adopté une approche graduelle dans la mise en place de cette directive, ce qui nous donnera plus de temps pour nous adapter. »

Lydia Lee, coordonnatrice de la nutrition en santé publique pour la Région, a collaboré à l'élaboration de la directive et des normes nutritives connexes; selon elle, il est important d'offrir une plus grande variété de choix sains pour les personnes qui se préoccupent de leur alimentation, tout en suivant une approche progressive et en respectant les choix personnels.

Dans nos sociétés, nous avons accès à une foule d'aliments qui sont riches en gras, en sucres et en sel et faibles en nutriments. Ces aliments font l'objet d'un marketing vigoureux auprès des consommateurs et nous préférons leur goût, naturellement. Nous sommes donc souvent portés inconsciemment à opter pour ces aliments. Mais dans nos établissement de soins de santé, nous sentions qu'il était capital d'établir des critères plus équitables pour faciliter le choix d'aliments qui favorisent la santé et préviennent les maladies chroniques. Donc en tant qu'organisation, nous visons à ce que la majorité des choix alimentaires que proposos soient bons pour la santé de notre clientèle.

Photo of a female juice bar owner taking payment from customer

« Selon les commentaires que nous avons reçus pendant l'élaboration de cette directive, c'est ce à quoi s'attendaient beaucoup de gens dans nos établissements de soins de santé. Dans un sondage mené en ligne, auquel plus de 2600 employés et bénévoles ont répondu, 72 pour cent des répondants pensaient que 75 à 100 pour cent des aliments offerts à la vente dans les établissements de la Région devraient être bons pour la santé. Il s'agit là d'un soutien solide à notre initiative », indique Mme Lee.

« Cette directive s'applique seulement aux aliments vendus au détail dans les établissements de la Région, avec certaines directives supplémentaires pour les aliments fournis par un traiteur ou lors de célébrations du personnel, pour s'assurer que des options santé sont offertes en même temps que des aliments plus festifs, précise Mme Lee. Il n'y a pas de restrictions sur le type et la quantité d'aliments que peuvent acheter les consommateurs à l'extérieur avec leur propre argent et apporter dans les établissements. Nous respectons le fait que le choix des aliments peut être une décision très personnelle. »

La Dre Lisa Richards indique qu'en appliquant sa directive sur des environnements alimentaires sains, la Région joint les rangs d'autres offices responsables de la santé de l'ensemble du Canada - y compris la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse et Alberta Health Services - en adoptant un rôle proactif dans l'offre de choix alimentaires sains comme étant la norme dans les établissements de soins de santé.

« C'était la bonne chose à faire, explique Mme Richards, et c'était l'occasion de donner le bon exemple. Au bout du compte, il s'agit d'appuyer des environnements alimentaires qui favorisent la santé. La recherche a démontré que les types d'aliments qui sont offerts en vente influent sur nos de consommation. Malheureusement, nous sommes entourés d'une véritable mer d'aliments transformés qui sont riches en calories, en gras, en sucres et en sel mais faibles en nutriments. Donc pour nous, créer un environnement alimentaire où il est plus facile de trouver et de choisir de bons aliments favorisant la santé était simplement logique. »

Mike Daly est un spécialiste en communications auprès de l'Office régional de la santé de Winnipeg.

Faciliter les choix santé

Les fournisseurs d'aliments vendus et de services alimentaires au détail des établissements de l'Office régional de la santé de Winnipeg ajouteront des choix plus santé au fil du temps pour satisfaire aux principes directeurs suivants :

  • Une variété d'aliments santé est disponible en tout temps, dans tous les établissements.
  • Les choix d'aliments et de boissons et la taille des portions sont basés sur le document Bien manger avec le Guide alimentaire canadien.
  • Les aliments offerts sont plus faibles en gras saturés, en sodium et en sucres ajoutés comparativement aux aliments et produits similaires ou aux aliments offerts en vente par le passé.
  • Les aliments offerts sont faibles en gras trans artificiels.
  • Les aliments offerts sont riches en fibres.
  • Des méthodes de cuisson saines sont utilisées, les aliments sont grillés, pochés ou cuits au four ou à la vapeur, par exemple.
  • Les aliments sains sont placés stratégiquement et étiquetés clairement pour que les consommateurs les reconnaissent et y aient accès facilement.
  • Le prix des aliments sains est fixé de façon stratégique, pour en favoriser l'achat.