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Le Courant
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Photo of Kathryn Thornton, Liz Murray and Kellie O'RourkeArticle vedette
Mobiliser le public
Des comités de citoyens jouent un rôle clé
dans la planification des soins de santé
Des membres du GMLS, Kathryn Thornton (à gauche) et Liz Murray (à droite), avec Kelly O'Rourke (centre), coordonnatrice de Winnipeg West.
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Par Bob Armstrong
Mai/Juin 2018

Il est environ 17 h 45, un mardi, et les douze membres environ du groupe de mobilisation locale en santé de St. James-Assiniboia/ Assiniboine South sont prêts à se mettre au travail.

Et tant mieux parce qu'il y a plein de sujets à discuter à cette réunion, qui se tient au centre Accès Winnipeg West, sur le campus de l'Hôpital Grace.

Le point principal à l'ordre du jour est une discussion avec Karen Dunlop, présidente du conseil d'administration de l'Office régional de la santé de Winnipeg (ORSW). Mme Dunlop est venue parler au groupe de la mise en œuvre du plan Guérir notre système de santé qui vise à regrouper et à améliorer les services de santé dans la Région.

Ce n'est pas la première fois que la présidente du CA de la Région assiste à une réunion d'un groupe de mobilisation locale en santé (GMLS). En plus du groupe de St. James, il y a cinq autres GMLS dans la ville - Downtown/Point Douglas, River East/Transcona, Seven Oaks/Inkster, Saint Boniface/Saint Vital et River Heights/Fort Garry - et Mme Dunlop s'efforce de visiter chacun d'eux au moins deux fois par année. D'autres dirigeants de la Région, dont le président-directeur général Réal Cloutier, participent également à des réunions le plus souvent possible.

Pour Karen Dunlop et les autres leaders de la Région, les GMLS représentent plus que l'occasion d'échanger sur des sujets liés aux soins de santé. Ces groupes font partie intégrante du processus de planification et de gouvernance de la Région. Cela est particulièrement vrai maintenant, puisque la Région poursuit la mise en œuvre de son plan de changement, explique Mme Dunlop.

« Nous avons constaté l'importance énorme d'avoir les points de vue et commentaires du public alors que nous procédons au changement le plus important de notre système dans une génération, explique-t-elle. Ces groupes sont des intervenants essentiels pour nous. Ils nous ont vraiment beaucoup aidés. »

Colleen Schneider, coordonnatrice de la mobilisation du public pour la Région, est bien d'accord. Elle explique que les GMLS font partie d'une stratégie plus large d'engagement communautaire qui mise aussi sur d'autres programmes et des comités consultatifs spécifiques aux populations concernées, qui examinent des enjeux particuliers touchant la prestation des soins de santé.

Photo of Julie Muise, Matthew McBurney and Liz Murray
Des membres du GMLS de St. James-Assiniboia/Assiniboine Sud, de gauche à droite, Julie Muise, Matthew McBurney et Liz Murray.

« C'est une bonne façon de poursuivre le dialogue avec le public, affirme Mme Schneider. Les chefs de programmes viennent aux réunions [des GMLS] pour discuter de différents enjeux. La culture de l'organisation se transforme et comprend l'importance de l'engagement . . . d'où une valeur ajoutée au système de santé. »

Les échanges entre Mme Dunlop et le groupe ce soir confirment cet avantage.

Au cours des derniers mois, la Région a mis en place un certain nombre de changements dans le cadre de son plan de consolidation, comme la conversion du service d'urgence de l'Hôpital Victoria à un Centre de soins d'urgence mineure, et la diminution progressive des services de soins d'urgence au Centre de santé Misericordia. L'initiative comprend aussi d'autres éléments comme des plans pour améliorer les soins dans la communauté et regrouper les services d'urgence à l'Hôpital Saint-Boniface, à l'Hôpital Grace et au Centre des sciences de la santé de Winnipeg.

L'une des membres du GMLS dit que les changements semblent avoir un effet positif, et elle raconte la visite de son fils au service d'urgence de l'Hôpital Grace.

« L'expérience a été vraiment bonne - autant que c'est possible dans un service d'urgence », précise-t-elle.

Un autre membre du groupe pose des questions sur la transition à l'Hôpital Misericordia; il se demande ce qui se fait pour servir les gens qui utilisaient les services d'urgence mineure de l'Hôpital.

Mme Dunlop explique que certaines personnes de la communauté allaient à l'Hôpital Misericordia pour recevoir des soins d'urgence mineure parce qu'elles n'avaient pas de médecin de famille ni de clinique régulière qui fournissait des soins primaires. Pour préparer la clôture du service, la Région a collaboré avec la directrice de la zone communautaire et des cliniques et organisations locales pour assurer aux plus vulnérables la disponibilité de soins primaires en un lieu précis.

« J'apprécie vraiment qu'on m'offre la possibilité de contribuer au mieux-être des gens dans notre province. »

Pour répondre aux besoins additionnels au Centre des sciences de la santé voisin, Mme Dunlop précise qu'on a ajouté des heures de disponibilité de médecins et d'infirmières pour ces établissements. L'Hôpital Grace et l'Hôpital Saint-Boniface ont aussi embauché plus de personnel durant le regroupement, et d'autres changements ont été apportés, comme l'ajout d'unités d'évaluation clinique élargie.

Karen Dunlop fait aussi le point sur les résultats d'une évaluation des 90 premiers jours de la mise en œuvre du programme, publiés en janvier. Le rapport révèle que les visites à l'urgence ont diminué dans la ville, ce qui est peut être l'indication que certaines personnes qui seraient allées à un service d'urgence pour des soins non urgents s'adressent maintenant à leur médecin de famille, à une clinique régulière, à un centre Accès ou encore à des cliniques sans rendez-vous.

L'évaluation de ces trois mois montre une régression des temps d'attente pour des soins d'urgence majeure ou mineure à la grandeur de la région, soit une chute du temps d'attente moyen qui est passé de 1,82 heure un an auparavant à 1,47 heure maintenant. Les chiffres montrent également une forte réduction par rapport à l'an dernier du nombre de patients hospitalisés qui attendent une place en foyer pour soins personnels (FSP), soit seulement neuf personnes hospitalisées attendant ce placement en FSP en janvier.

Pendant la soirée, les membres du groupe expriment leurs idées afin de s'assurer que les populations vulnérables soient tenues au courant des endroits où aller pour recevoir des soins de santé. Certains suggèrent des partenariats avec divers organismes communautaires. Une personne mentionne l'importance d'offrir des services de traduction ou d'interprétation aux patients qui en ont besoin, ce qui mène à la discussion sur la disponibilité de services en plusieurs langues différentes.

Suivant la séance avec Mme Dunlop, le groupe retourne aux affaires courantes à l'ordre du jour. Depuis une bonne partie de l'année dernière, ce GMLS discute de façons d'améliorer la prestation des soins de santé dans le volet général « accès et navigation », le but étant d'explorer des moyens d'aider le public à non seulement accéder aux soins de santé, mais aussi à naviguer dans le système une fois qu'il y est entré.

Photo of WRHA Board Chair Karen Dunlop
« Nous avons constaté l'importance énorme d'avoir les points de vue et commentaires du public alors que nous procédons au changement le plus important de notre systeme en une génération. » dit Karen Dunlop, présidente du conseil d'administration de l'Office régional de la santé de Winnipeg.

Pendant la soirée, les membres du groupe expriment leurs idées afin de s'assurer que les populations vulnérables soient tenues au courant des endroits où aller pour recevoir des soins de santé. Certains suggèrent des partenariats avec divers organismes communautaires. Une personne mentionne l'importance d'offrir des services de traduction ou d'interprétation aux patients qui en ont besoin, ce qui mène à la discussion sur la disponibilité de services en plusieurs langues différentes.

Suivant la séance avec Mme Dunlop, le groupe retourne aux affaires courantes à l'ordre du jour. Depuis une bonne partie de l'année dernière, ce GMLS discute de façons d'améliorer la prestation des soins de santé dans le volet général « accès et navigation », le but étant d'explorer des moyens d'aider le public à non seulement accéder aux soins de santé, mais aussi à naviguer dans le système une fois qu'il y est entré.

Ce soir-là, le groupe continuera de discuter d'idées issues des réunions des derniers mois, en particulier concernant l'accès, la défense des droits, la qualité des soins et la communication. En effet, l'enjeu de la communication entre les fournisseurs de soins de santé et les patients génère beaucoup de discussions.

« Une grande partie de l'expérience [des soins de santé] commence avec la toute première personne que l'on rencontre », explique un membre du groupe.

Pour renchérir sur ce point, une femme du groupe partage une expérience mémorable qu'elle a vécue des dizaines d'années auparavant dans une autre province quand elle a accouché de son premier enfant.

« Une infirmière a crié après moi. Ça m'a vraiment fâchée - c'était tellement inutile. »

Une autre femme, qui est étudiante en soins infirmiers, hoche la tête avec empathie. « Et vous ne l'avez pas encore oublié, n'est ce-pas ? »

Plus tard, une autre membre du groupe raconte son expérience dans un établissement de traitement du cancer aux États-Unis. Elle avait une « défenseure des droits des patients » qui lui était assignée, qui avait pour mandat de l'aider à traverser cette expérience. Vingt ans plus tard, elle se rappelle le nom de cette personne et sourit quand elle en parle au groupe.

Les autres ne tardent pas à réagir en partageant leurs propres idées et expériences liées à la communication.

L'étudiante infirmière du groupe décrit à quel point la communication l'a aidée durant son cours - et finalement, pour les patients avec qui sa classe a travaillé - quand les étudiants ont suivi une séance d'orientation portant sur les soins spirituels. Grâce à ce qu'elle a appris alors, elle a pensé demander à un fournisseur de soins spirituels de parler à un patient qui voulait juste être capable de regarder les parties de football. Le groupe s'accorde à dire que parfois, améliorer les soins peut être aussi simple que cela.

La valeur de la simple communication est illustrée par un autre membre du groupe, qui décrit comme il a été rassurant de recevoir un coup de fil de son médecin, qui voulait simplement savoir comment il allait.

Un moment donné, la discussion porte sur les personnes qui manquent leur rendez-vous d'IRM ou de tomodensitométrie (CT scan) - ce qui laisse des appareils coûteux inutilisés quand ils pourraient servir à un autre patient.

Le groupe continue à échanger sur la communication. Une femme mentionne comment une compagnie de cosmétiques populaire utilise les messages textes pour rappeler aux clientes leur rendez-vous. Est-ce qu'une simple solution comme celle-là pourrait aider l'ORSW à faire une utilisation maximale de ses ressources?

Diverses raisons peuvent inciter les gens à faire du bénévolat dans un GMLS. Il peut s'agir d'une connexion de longue date avec les soins de santé, ou simplement d'une façon de se rendre utile à la communauté.

« On doit parler aux gens pour voir quelle est leur expérience. Il y a tant de choses qui prouvent l'importance de l'engagement des patients et des fournisseurs de soins. »

Matthew McBurney, qui termine sa deuxième année dans le GMLS de St. James-Assiniboia/Assiniboine South, dit que son intérêt à joindre le groupe vient de l'expérience de membres de sa famille qui y ont participé précédemment.

« C'est bien de savoir qu'on fait partie d'un mouvement qui aide [la Région] à naviguer à travers ces changements », explique-t-il.

Le fait d'en apprendre davantage sur le système des soins de santé apporte aussi des avantages personnels aux membres des GMLS. « Cela nous a aidés, ma famille et moi, à naviguer à travers ces changements - on peut voir comment ça se passe de l'intérieur. »

Depuis trois ans, la participation de Kathryn Thornton au GMLS est pour elle une nouvelle façon de contribuer aux soins de santé. Retraitée d'une carrière comme fournisseur de soins spirituels au Centre des sciences de la santé de Winnipeg et à l'Hôpital général de Montréal, Mme Thornton affirme que les soins de santé sont quelque chose qui lui tient beaucoup à cœur.

Elle est heureuse d'avoir eu l'occasion de contribuer aux discussions sur des idées importantes concernant les soins de santé pendant ces trois années dans le groupe. Avant les échanges de cette année sur la consolidation, elle a participé pendant un an aux réflexions des GMLS sur le concept du vieillissement à domicile, qui signifie aider les Manitobains âgés à demeurer à la maison aussi longtemps que possible avant d'entrer dans un logement avec services de soutien ou dans un foyer de soins personnels.

« Nous avons défendu avec vigueur le concept du vieillissement à domicile », dit-elle, ajoutant que le système de soins de santé est plus axé que jamais sur cette approche. « J'apprécie vraiment qu'on m'offre la possibilité de contribuer au mieux-être des gens de notre province. »

Mobiliser les patients et les familles

Le groupe de mobilisation locale en santé est un instrument essentiel pour obtenir la participation de la communauté dans des enjeux relatifs aux soins de santé. Mais l'Office régional de la santé de Winnipeg a d'autres mécanismes permettant de recueillir les points de vue du public, par exemple, plusieurs programmes et conseils consultatifs de secteur. Cliquez ici pour en savoir plus.

Comme les autres dans le groupe, elle apprécie le fait De voir ce qui se fait de l'intérieur et d'avoir son mot à dire à mesure qu'évolue le système de santé. « La transition, c'est comme de passer d'un wagon à l'autre dans un train, explique Mme Thornton. Le seul moyen d'arriver de l'autre côté, c'est de traverser la partie instable. »

Clairement, il y a beaucoup de gens qui réfléchissent intensément aux soins de santé grâce aux efforts de la Région pour mobiliser la population. Mais comment l'engagement peut-il contribuer à des changements positifs dans les soins de santé?

À mesure que la Région et le Manitoba trouvent de nouvelles façons de mieux dispenser les soins à la communauté, des efforts sont faits pour assurer une plus grande équité en matière de santé, réduire les temps d'attente et recueillir les commentaires du public grâce aux programmes de mobilisation, ce qui favorise les progrès.

Michelle Meade, chef d'un groupe de collaboration sur les maladies chroniques pour la Région, dit que le processus de mobilisation du public a aidé le système de soins de santé à répondre aux besoins des personnes atteintes de maladies chroniques et ce, de plusieurs façons. Elle mentionne en exemples le programme Trouver un médecin et les équipes Ma santé.

Photo of Kathryn Thornton
Kathryn Thornton est membre du GMLS de St. James-Assiniboia/Assiniboine Sud.

Plusieurs années avant la création du programme Trouver un médecin - qui a pour but d'aider les gens à trouver un médecin de famille pouvant prendre de nouveaux patients - les GMLS ont passé une année à réfléchir sur des questions entourant la gestion des maladies chroniques.

L'une des conclusions principales du rapport des GMLS cette année-là, souligne Mme Meade, c'est qu'il n'est pas correct de ne pas avoir de médecin et que cela devient vital quand une personne est atteinte d'une maladie chronique.

Les progrès tels que le programme Trouver un médecin ont aidé plus de Manitobains - y compris les personnes ayant une maladie chronique - à rejoindre un médecin de famille au lieu de passer à la clinique sans rendez-vous ou à un service de soins d'urgence mineure. Le travail de Mme Meade consiste notamment à mobiliser les patients aux prises avec une maladie chronique, comme la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) et l'insuffisance cardiaque congestive. Dans les groupes témoins qu'elle organise avec des patients, elle reçoit divers commentaires qui renforcent les messages issus des GMLS sur l'importance de la communication et de centrer les soins sur le patient.

Par exemple, des groupes témoins réunis récemment pour les personnes atteintes de MPOC, plusieurs personnes ont dit que durant l'hospitalisation pour une MPOC, il arrive qu'on soit dépassé par la somme d'informations que fournissent les différents professionnels de la santé - personnel infirmier, médecins, inhalothérapeutes, physiothérapeutes et diététistes. Ces commentaires encouragent les efforts visant à s'assurer d'utiliser un vocabulaire plus simple et des messages standard en s'adressant aux patients.

Les commentaires des patients ont aussi permis d'orienter l'organisation d'un atelier libre par la Région sur les faits essentiels concernant la MPOC. Michelle Meade travaille présentement à organiser des groupes témoins pour réfléchir à l'enjeu de l'insuffisance cardiaque congestive. Un autre effort d'engagement tente de rallier des patients qui ont été hospitalisés pendant longtemps. En obtenant leur participation, la Région veut savoir s'il y a des lacunes dans les soins qui ont contribué à l'allongement de leur hospitalisation, précise Mme Meade.

"« C'est bien de savoir qu'on fait partie d'un mouvement qui aide [la Région] à naviguer à travers ces changements »

Cet effort coïncide avec la création des équipes Ma Santé, un programme provincial qui fournit un soutien financier aux médecins pour qu'ils s'adjoignent d'autres professionnels de la santé - comme des diététistes, infirmières, intervenants en santé mentale ou même travailleurs sociaux - afin de répondre aux besoins des patients en matière de santé. En trouvant des solutions aux différents besoins en santé de ses patients, le médecin pourra s'assurer que les personnes qui ont des besoins complexes en santé obtiennent les soins nécessaires dans la communauté, réduisant la durée des séjours à l'hôpital.

Le groupe de Mme Meade a aussi fait un sondage auprès de personnes atteintes de diabète en mettant l'accent sur ce dont elles ont besoin pour gérer leur condition dans leur communauté.

L'un des constats de cette recherche est que malgré que les gens atteints de diabète soient fortement incités à faire de l'exercice, ils ne savent pas toujours lesquels sont bons pour eux.

Cette exploration a mené à l'élaboration d'un atelier libre, annoncé dans le Guide Loisirs de la Ville de Winnipeg, appelé Exercise Health Sense. C'est une activité menée conjointement par la Région et la Ville de Winnipeg avec des physiologistes de l'exercice de l'Université du Manitoba, dont le but est d'initier les participants à des exercices qui sont indiqués pour leur condition.

« On doit parler aux gens pour savoir quelle est leur expérience, explique Michelle Meade. Il y a tant de choses qui prouvent l'importance de l'engagement des patients et des fournisseurs de soins. »

Bob Armstrong est un rédacteur de Winnipeg.

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Réal Cloutier, président-directeur général intérimaire de l'Office régional de la santé de Winnipeg, dit que la mobilisation du public est un élément clé d'un système de soins de santé centré sur le patient. Cliquez ici pour lire la suite.

Joignez-vous à nous!

Aimeriez-vous avoir votre mot à dire dans vos soins de santé?

L'Office régional de la santé de Winnipeg accepte présentement les candidatures de membres du public intéressés à se joindre à l'un de ses six groupes de mobilisation locale (GMLS) en santé.

Les GMLS représentent un volet clé du processus de consultation et de mobilisation du public créés par l'Office régional de la santé de Winnipeg, qui relèvent du conseil d'administration de la Région.

Ces groupes se réunissent quatre fois par année entre octobre et avril pour discuter d'enjeux particuliers concernant la prestation des soins de santé à Winnipeg, avant de se rencontrer tous ensemble pour examiner les résultats des discussions des groupes individuels.

Pour rendre les GMLS accessibles à tous, la Région défrayera les coûts de garde d'enfants ou de répit pour les aidants. Ainsi, on s'assurera que les expériences et les besoins divers en services de santé des gens qui prennent soin d'enfants, de personnes âgées ou de gens ayant des handicaps seront pris en compte. Une aide financière pour le transport aux réunions est également disponible.

Les GMLS sont organisés à St. James-Assiniboia/Assiniboine South, Downtown/Point Douglas, River East/Transcona, Seven Oaks/Inkster, Saint-Boniface/Saint-Vital et River Heights/Fort Garry.

Pour plus d'informations concernant les GMLS ou d'autres conseils consultatifs de patients, communiquez avec Colleen Schneider au 204-803-7294, ou visitez le www.wrha.mb.ca/about/engagement/index-f.php.

Réalisations des GMLS

En 2016, Agrément Canada a cité la mobilisation du public et des patients comme étant l'une des grandes forces de l'Office régional de la santé de Winnipeg. Voici quelques exemples de l'influence que les GMLS ont eue sur la prestation des soins de santé.

  • Un rapport a été produit en 2017, intitulé Health Care: Public Perspectives (les soins de santé : perspectives publiques), qui souligne les nombreux moyens pour la Région d'améliorer la prestation des soins de santé grâce à l'innovation.
  • Une présentation au groupe de travail sur la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) sur la mobilisation du public et des patients afin d'aider à l'élaboration d'une stratégie d'engagement des patients et des familles.
  • La détermination des meilleures pratiques et le soutien au personnel qui facilite la mobilisation du public et des patients.
  • La contribution dans la détermination des priorités du plan stratégique de la Région, en particulier concernant l'importance d'atténuer les inégalités en matière de santé.
  • Rétroaction fournie relativement au rapport Peachey, qui a servi à appuyer le plan de consolidation des soins de santé de la Région, aussi appelé Guérir notre système de santé.
  • Aide à l'élaboration de la déclaration des valeurs des patients, avec d'autres groupes de bénévoles.
  • Production de rapports contribuant à façonner l'élaboration de stratégies des soins primaires et les initiatives axées sur les maladies chroniques.
  • Formulation de recommandations visant à appuyer la formation du personnel en matière de sensibilisation aux cultures autochtones.

Pour en savoir davantage sur le travail effectué par les groupes de mobilisation locale, visitez le site www.wrha.mb.ca/about/engagement/lhig/reports-f.php.