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Photo of Karen Reimer, Dr. Michael Ellis, Dr. Lesley Ritchie and Dean CordingleyArticle vedette
En tête du
classement

Le programme Pan Am des commotions cérébrales
est le seul du genre au Canada à fournir des
soins d'avant-garde à des centaines de jeunes
chaque année
Des membres de l'équipe du Programme Pan Am, de gauche à droite : Karen Reimer, Dr Michael Ellis, Dre Lesley Ritchie et Dean Cordingley
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Par Bill Redekop
Photographie par Marianne Helm

Janv./Fév. 2018

C'était comme emplir l'arche de Noé juste avant le Déluge.

À l'automne de 2013, la Clinique Pan Am a lancé l'un des premiers programmes pédiatriques parmi les plus sophistiqués au pays pour la gestion des commotions cérébrales. Dès les premières semaines, les patients ont afflué.

« Entre le 1er septembre et le 31 décembre 2013, nous avons reçu 45 patients au total », raconte le Dr Michael Ellis, résumant ses premiers mois à titre de directeur du programme.

Bientôt, il n'y avait plus une seule place libre. Durant la première année complète du programme, le Dr Ellis a soigné 200 patients. L'an dernier, ce chiffre avait monté en flèche, dépassant les 900 patients.

« Chaque année, on a noté des augmentations d'environ 100 à 200 patients » précise-t-il, et récemment, la clinique a fait une centaine de consultations en quatre jours!

Comme les chiffres semblent l'indiquer, le lancement du Programme des commotions cérébrales de la Clinique Pan Am arrivait à point pour résoudre un problème de santé émergent. On peut dire qu'avec les années, le programme est devenu pour les jeunes et pour leurs parents une sorte d'arche de Noé au milieu de la tempête qui secoue les patients atteints de traumatismes crâniens.

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le Dr Wayne Hildahl, directeur exécutif de longue date de la Clinique Pan Am, a été dans les premiers à reconnaître l'urgence de contenir l'épidémie de commotions cérébrales avant que celle-ci ne devienne hors de proportions.

Il y a une trentaine d'années, une commotion cérébrale suscitait peu d'inquiétude chez les gens, mais cela a bien changé au milieu de la décennie de 2000, avec des reportages révélant l'apparition chez certains athlètes professionnels de problèmes de santé à long terme associés à des commotions cérébrales et à des blessures répétitives à la tête. Ils éprouvaient notamment de la dépression, des troubles cognitifs et l'apparition de maladies neurodégénératives.

le Dr Hildahl savait que ce n'était qu'une question de temps avant que le public - surtout les parents de jeunes athlètes évoluant dans des sports d'équipe comme le hockey, le football, le soccer et le basket-ball - commence à voir les risques potentiels pour la santé suivant des coups à la tête. Dans une entrevue accordée au magazine Le Courant en 2012, il a prédit que le Manitoba assisterait à un « tsunami » de nouveaux patients victimes de commotions cérébrales dans les années suivantes.

Pour répondre à la demande anticipée en soins spécialisés, le Dr Hildahl a lancé une initiative visant à développer un programme local de traitement des commotions cérébrales, qui s'attaquerait à ce problème à trois niveaux. Il veillerait évidemment à fournir les meilleurs soins de santé possibles aux patients ayant des commotions cérébrales. Mais il mènerait aussi d'importantes recherches sur les séquelles des commotions cérébrales et participerait à des efforts dans la communauté afin de sensibiliser davantage les gens aux commotions cérébrales et à des moyens de les prévenir.

Qu'est ce qu'une commotion cérébrale?
Concussion diagram showing how a sudden impact can cause the brain to bump up against the skull

Une commotion cérébrale est la perte à court terme d'une fonction du cerveau résultant d'un coup à la tête. Les symptômes peuvent inclure une perte de conscience, des trous de mémoire à court terme et des maux de tête. En général, les symptômes de commotion disparaîtront avec le temps, mais des séquelles à long terme sont possibles si les impacts se répètent.

Le cerveau est entouré d'un liquide qui le protège lors de coups et de mouvements légers qui surviennent dans la vie courante. Cependant, un impact soudain, comme un coup à la tête ou une forte accélération, peut provoquer un mouvement de va-et-vient du cerveau ou provoquer une commotion cérébrale.

La commotion entrave les influx nerveux normaux mais habituellement, elle n'entraîne pas de lésion structurale. C'est pourquoi les résultats d'un tomodensitogramme et de l'IRM sont généralement normaux chez les patients ayant subi une commotion cérébrale.

Une fois cette vision définie, le Dr Hildahl a convaincu un certain nombre de partenaires d'appuyer son projet, dont le gouvernement du Manitoba, la Fondation True North, l'Office régional de la santé de Winnipeg et la Fondation de la Clinique Pan Am, ainsi que la faculté des sciences de la santé de l'Université du Manitoba et l'Hôpital pour enfants du Centre des sciences de la santé de Winnipeg.

Après avoir trouvé des partenaires, le Dr Hildahl a recruté le Dr Ellis, un jeune neurochirurgien qui, incidemment, est l'une des sommités en matière de commotion cérébrale au pays, pour diriger ce programme. Le Dr Ellis était le candidat idéal pour ce poste. Il avait grandi dans la petite municipalité d'Orangeville, en Ontario, où les équipes de hockey et de crosse sont très actives, et il joué au volley-ball dans l'équipe des Bisons de l'Université du Manitoba pendant ses études au baccalauréat. Son frère, Dan Ellis, avait été gardien de but dans la LNH pour une demi-douzaine d'équipes et est dépisteur pour les Blackhawks de Chicago.

« Sous bien des aspects, nous sommes à l'avant garde par rapport à n'importe quel autre groupe », disait le Dr Hildahl au lancement du programme de gestion des commotions cérébrales. « D'avoir la chance de recruter un neurochirurgien qui se consacre à temps plein à la recherche et au travail clinique sur les commotions cérébrales, c'est véritablement un exploit. Aujourd'hui, si quelqu'un subit une commotion cérébrale au Canada, c'est probablement le Manitoba qui offre la meilleure approche de traitement surtout si la personne a moins de 20 ans. »

Au début, le programme de gestion des commotions cérébrales était basé à la Clinique Pan Am sur Poseidon Bay, pour ensuite emménager au Bell MTS Iceplex en 2014. Comme ce programme est piloté dans une clinique au deuxième étage de l'Iceplex, l'enjeu des commotions cérébrales demeure en tête de liste des préoccupations du milieu du hockey local.

Le programme des commotions cérébrales de la Pan Am est un programme pédiatrique, c'est-à-dire qu'il est destiné aux patients de moins de 20 ans. L'exception à cette règle tient à une entente distincte avec la Ligne de hockey junior du Manitoba, qui compte des joueurs dans la jeune vingtaine. Une autre exception concerne les Jets de Winnipeg, mais il s'agit là d'ententes privées entre l'équipe et certains professionnels du programme Pan Am des commotions cérébrales, dont le Dr Ellis.

Les jeunes patients sont soignés par les mêmes spécialistes qui traitent les hockeyeurs professionnels. « Chaque enfant du Manitoba a accès au même niveau de soins que les joueurs des Jets de Winnipeg », affirme fièrement le Dr Ellis.

Pour ceux qui ne sont jamais entrés dans l'Iceplex, c'est une expérience en soi.

Ce bâtiment de 72 000 pieds carrés, détenu et administré par la True North Sports and Entertainment, est intercalé entre les concessionnaires automobiles près de l'avenue Portage, dans le quartier de Pointe West Auto Park, juste à l'ouest du viaduc qui enjambe la route périphérique.

La première fois que l'on arrive dans le quartier, c'est comme entrer dans le labyrinthe du Minotaure de la mythologie grecque, avec des dizaines de rangées de véhicules brillants comme des sous neufs. Puis on arrive dans les salles de l'Iceplex, avec ses quatre patinoires (une à chaque coin du bâtiment) disposées comme des pierres angulaires. De là, on peut monter au deuxième étage et, comme les empereurs romains au Colisée, admirer la vue en surplomb de chacune des patinoires.

Mais ce qui démarque vraiment le programme Pan Am des commotions cérébrales des autres initiatives du genre au pays, c'est son approche de diagnostic et de traitement des patients. Le programme mise sur un modèle de soins multidisciplinaire mettant à contribution 19 professions de la santé : neurochirurgiens, neurologues, neuropsychologues, praticiens de la médecine sportive et physiothérapeutes.

Mais ces professionnels de la santé ne travaillent pas tous sous le même toit. Parmi ceux qui pratiquent au Bell MTS Iceplex, il y a le Dr Ellis, la Dre Lesley Ritchie, neuropsychologue; Karen Reimer, physiothérapeute en rééducation vestibulaire et Dean Cordingley, physiologiste de l'exercice. Les autres membres de l'équipe du programme travaillant ailleurs (et disponibles sur recommandation directe du médecin) évoluent dans des spécialités comme la physiothérapie de la colonne cervicale, la psychiatrie, la neuro-ophtalmologie et la neurologie de la migraine.

Doctor examining a young patient

Faire front commun avec la communauté

Pour optimiser la prévention et la gestion des commotions cérébrales au Manitoba, le Dr Michael Ellis collabore avec des responsables du gouvernement provincial et des intervenants du milieu du sport et de l'éducation afin d'établir des protocoles normalisés de gestion des commotions cérébrales. Il fournit également des avis experts à des fins de législation pour faire en sorte que toutes les écoles et les organisations sportives développent des protocoles normalisés relativement aux commotions cérébrales afin d'exiger notamment :

  • Que tous les jeunes et leurs parents reçoivent chaque année de l'information sur les commotions cérébrales.
  • Que tous les élèves ou athlètes ayant des symptômes semblables à ceux de la commotion cérébrale soient immédiatement retirés des activités sportives et passent une évaluation médicale faite par un médecin ou une infirmière praticienne.
  • Que tous les athlètes obtiennent un certificat de santé du médecin avant de retourner à des activités sportives.

En préparation de cette législation, qui a été déposée mais n'est pas encore adoptée, le Dr Ellis a aidé la Division scolaire de Winnipeg pour qu'elle devienne la première division scolaire au Canada à établir un protocole sur les commotions cérébrales dans toutes ses écoles. Il travaille également avec Sport Manitoba à développer des protocoles sur les commotions cérébrales pour les organisations sportives de la province.

Ce qui rend si spécial aussi le programme Pan Am des commotions cérébrales, c'est qu'il est le seul programme pédiatrique de traitement des commotions cérébrales financé par un gouvernement provincial au Canada. Cela signifie que la province supervise et couvre pratiquement tous les frais, sauf pour la physiothérapie de la colonne cervicale suivant des blessures de type coup de fouet (ou coup du lapin).

Les cliniques qui traitent les commotions cérébrales ailleurs au pays sont soit des cliniques d'universités, soit des cliniques sportives privées où les patients doivent payer les examens additionnels, comme les tests neuropsychologiques, et la physiothérapie. Les examens neuropsychologiques peuvent coûter entre 1000 $ et 2000 $, et les frais de physiothérapie, 500 $ de plus.

Le manque d'uniformité au pays dans les soins donnés aux patients ayant subi une commotion cérébrale est criant. Un reportage de la CBC en 2016 qualifiait le secteur des fournisseurs de soins pour les commotions cérébrales de « Far West » des soins de santé. En effet, de nombreuses cliniques privées fraîchement établies affirment donner des soins experts pour les commotions cérébrales, sans aucun contrôle du gouvernement pour s'assurer de la compétence des praticiens et du fondement scientifique des soins fournis.

Selon ce reportage, c'est un champ de pratique non réglementé où des massothérapeutes, des chiropraticiens et des infirmières peuvent ouvrir leur propre clinique en prétendant être spécialisés dans le traitement des commotions cérébrales.

Le journaliste avait compté plus de 200 cliniques des commotions cérébrales au Canada offrant des traitements dont l'efficacité n'est pas prouvée, comme la méditation, l'acupuncture et même l'oxygénothérapie hyperbare, qui est une thérapie bien établie pour la maladie des caissons (ou mal de décompression survenant après une plongée sous-marine). De ces 200 cliniques et plus, 60 pour cent n'avaient pas de médecin consultant.

Cette situation irrite le Dr Ellis car souvent, des blessures ou conditions médicales co-existantes peuvent passer « sous le radar »s dans ces cliniques. Les patients qui se présentent avec des symptômes de commotion cérébrale peuvent effectivement avoir d'autres conditions non diagnostiquées comme l'hypertension, le cancer, l'épilepsie, la dépression et des migraines. Ces conditions peuvent compliquer le traitement des patients et même parfois être dangereuses en l'absence d'un diagnostic approprié.

« Comme le gouvernement a investi dans un programme de gestion des commotions cérébrales dirigé par des spécialistes en traumatismes crâniens, nous n'avons pas ce problème au Manitoba », explique le médecin, ajoutant que la clinique de Winnipeg devrait servir de prototype pour le reste du pays.

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Il est prouvé que le modèle multidisciplinaire de soins appliqué par le Programme Pan Am de commotion cérébrale apporte d'immenses bienfaits aux patients. Le cas de Brandyn Ronyck, 16 ans, en est un parfait exemple.

Brandyn a subi une première commotion cérébrale il y a trois ans environ. Il patinait le long de la bande durant une joute contre l'équipe Midget AAA des Sharks de Winnipeg, quand un joueur adverse l'a frappé par derrière. Il s'est relevé et est retourné au jeu, mais son père, Bob Ronyck, était inquiet.

« J'ai moi-même subi des commotions cérébrales, explique Bob, une fois quand je jouais à la défensive pour les Mustangs de Saint Vital, deux fois dans des accidents de la route, et une autre durant un entraînement. Je sais ce que ça fait, une commotion cérébrale. »

Sa blessure au football remonte à environ 35 ans. Ses coéquipiers ont aidé Bob à revenir au banc. Il s'est assis, un peu étourdi, mais quand il a vu sa ligne défensive de retour sur le terrain, il s'est lancé dans le jeu juste au moment où le ballon a été frappé, et il s'est fait écraser à nouveau. Cette fois, il a perdu conscience. On savait peu de choses sur les commotions cérébrales à l'époque, raconte-t-il.

Quand il a vu Brandyn se faire frapper, Bob s'est précipité pour l'aider. « Il avait l'air sonné. » Bob est allé derrière le banc et a demandé à l'entraîneur de le sortir du jeu. « Tout le monde me regardait ; j'ai compris qu'il y avait quelque chose qui clochait, parce que j'étais déjà passé par là. »

Photo of Bob Ronyck and his son, Brandyn
Bob Ronyck dit que son fils Brandyn a grandement bénéficié des soins donnés dans le cadre du programme Pan Am de gestion des commotions cérébrales.

Évidemment, le jeune hockeyeur a reçu du Dr Ellis un diagnostic de commotion cérébrale associée à une lésion due au coup de fouet.

« J'ai entendu d'autres parents de joueurs dire que leur enfant avait eu des commotions cérébrales et avait de la difficulté à se concentrer. Certains ne pouvaient pas regarder la télévision (ça faisait partie du traitement). Un autre jeune était même incapable de se concentrer en classe. C'était très inquiétant, ajoute Bob .»

Il arrive que des gens veuillent minimiser la gravité des commotions cérébrales en les comparant à d'autres blessures comme une entorse à la cheville. Dans ce cas, la cheville doit être immobilisée un certain temps pour guérir, puis on augmente progressivement l'activité jusqu'au retour à la normale.

Mais pour le cerveau, c'est un peu plus complexe que cela; on en a besoin pour toutes les fonctions neurologiques et intellectuelles.

Pour certains jeunes, les symptômes se limitent à une perte de conscience et à des maux de tête. Dans les cas plus complexes, on peut observer une intolérance à l'exercice, une dysfonction vestibulaire (vertiges), une lésion à la colonne cervicale, des migraines et une humeur instable.

La difficulté consiste à traiter les patients pour qu'ils puissent récupérer assez rapidement de leur commotion cérébrale sans symptômes récurrents dans les premiers mois ou l'année suivant le traumatisme.

Il est donc extrêmement important de s'assurer que le patient qui présente des symptômes de lésion cérébrale soit évalué correctement. Faire le diagnostic d'une commotion cérébrale n'est pas chose facile. Il n'y a aucun test irréfutable pour confirmer un diagnostic de commotion cérébrale : ni rayons X, ni résonance magnétique (IRM) ni tomodensitogramme (CT scan). Au final, le diagnostic est établi à partir des évaluations cliniques par un médecin qualifié.

Comme l'explique le Dr Ellis, dans le cas de patients présentant des symptômes persistants, le but de l'évaluation est de déterminer la cause des symptômes et lequel parmi les fournisseurs de soins de santé est le plus qualifié pour traiter ces symptômes. Le programme Pan Am de commotion cérébrale comprend une évaluation neurologique des patients par le Dr Ellis pour vérifier s'il y a présence de conditions médicales co-existantes ou d'une lésion à la moelle épinière. Dépendamment des résultats, le patient peut alors être aiguillé vers un physiologue de l'exercice qui lui fera passer un test de tapis roulant pour déterminer à quelle fréquence cardiaque maximale il peut se rendre avant de ressentir des symptômes associés à la commotion cérébrale.

Les commotions cérébrales peuvent-elles être évitées?

Image concept of a brain inside a man's head

En général, une commotion cérébrale survient quand le cerveau est soumis à des forces biomécaniques anormales qui provoquent des changements dans le fonctionnement du cerveau. Ce genre de blessure à la tête peut entraîner une perte de mémoire, des étourdissements et des céphalées. Des commotions répétées peuvent causer des symptômes persistants et, dans certains cas, provoquer des pertes de mémoire et des troubles de l'humeur. Voici quelques exemples de moyens de réduire le risque de commotion cérébrale et ses effets.

  • Toujours porter un équipement de protection quand on pratique des sports d'équipe comme le hockey. Cet équipement n'empêchera pas les impacts, mais un casque et un protège-dents peuvent réduire la gravité des blessures.
  • Faire preuve d'esprit sportif dans la pratique de sports. Ne pas plaquer d'autres joueurs par derrière. Les organisations sportives devraient changer les règles concernant la rudesse pour diminuer les risques de lésions cérébrales.
  • Jouer intelligemment. Faire attention à la position des autres joueurs sur la glace. Éviter de patiner près de la rampe. Faire face à l'autre joueur.
  • En cas d'accident, les commotions cérébrales peuvent être graves. Il est important de comprendre qu'un deuxième impact à la tête avant qu'une première commotion ne soit complètement guérie peut être fatal, même si la première lésion semblait mineure.
  • Tous les athlètes ayant des symptômes de commotion cérébrale devraient être immédiatement retirés du jeu et soumis à une évaluation médicale; ils ne devraient pas retourner jouer sans avoir un certificat de santé du médecin.

Des traitements spécifiques sont ensuite planifiés pour répondre précisément aux besoins de chaque patient. Dans certains cas, il peut s'agir simplement de repos et d'exercices légers, mais dans d'autres, la personne devra être traitée par un physiothérapeute de la rééducation vestibulaire pour résoudre les problèmes d'étourdissement ou de vision.

Dans bien des cas, un patient adulte ayant souffert de commotion cérébrale peut recouvrer la santé en deux semaines avec du repos. Pour un patient pédiatrique, il faut parfois un mois pour récupérer, et même plus longtemps pour ceux qui éprouvent des symptômes complexes.

Mentionnons ici que le traitement des commotions cérébrales a beaucoup changé depuis quelques années. Par exemple, on sait maintenant qu'un athlète qui retourne trop tôt à ses activités physiques après une commotion cérébrale peut subir une deuxième lésion plus grave provoquant des symptômes chroniques. En effet, le cerveau qui a déjà été blessé est plus vulnérable aux traumatismes subséquents. Un deuxième impact survenant avant que la première commotion ne soit guérie empire souvent les symptômes initiaux et allonge non seulement la convalescence, mais dans de rares cas, il peut entraîner un œdème cérébral massif.

Une autre amélioration en ce domaine se situe au niveau des techniques thérapeutiques. Il n'y a pas si longtemps, le traitement de base des commotions nécessitait le retrait de toute lumière brillante, qu'elle provienne de lampes ou du soleil, du reflet de tableaux blancs, du téléviseur, d'un ordinateur ou d'un cellulaire.

Tous ces rayons peuvent déclencher des maux de tête. Certains parents devaient cacher le cellulaire de leur enfant dans une armoire verrouillée durant deux à trois semaines, et certains jeunes devaient se coucher dans le noir complet pendant plusieurs jours.

Mais la norme a changé depuis quelques années, selon le Dr Ellis. Aujourd'hui, durant la convalescence des patients ayant subi une commotion cérébrale, on réintègre graduellement les lumières et les activités dans le quotidien. Les jeunes peuvent jouer à des jeux électroniques, mais pendant un temps limité. Les lumières fluorescentes de la plupart des écoles posent encore le plus grand problème pour les enfants qui récupèrent d'une lésion cérébrale, mais généralement, ceux-ci peuvent retourner à l'école après quelques jours. Certains commencent par une demi-journée seulement, et progressivement, ils peuvent reprendre un entraînement léger tant qu'ils ne ressentent pas de symptômes comme des maux de tête et des étourdissements.

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Il a fallu environ cinq semaines pour que Brandyn guérisse de sa première commotion cérébrale, mais ce n'était pas la dernière fois qu'il aurait besoin des soins du Dr Ellis et de son équipe. Deux ou trois ans plus tard, il était de retour dans l'équipe de hockey et pouvait affronter ses adversaires dans les coins de la patinoire comme avant. Puis, alors qu'il se trouvait dans un angle, la pointe de son patin s'est émoussée et il s'est écrasé face première contre la rampe.

« Il gisait là sur la glace sans bouger. Puis il a roulé sur lui-même et s'est tourné vers moi. Là, j'ai su que quelque chose n'allait pas du tout », raconte le père de Brandyn.

Un entraîneur de l'équipe est allé examiner le jeune joueur. Brandyn dit qu'il avait mal au cou et au dos, et le protocole de commotion cérébrale du hockey AAA de Winnipeg a été enclenché. Brandyn savait qu'il était blessé, mais il ne pensait pas avoir un traumatisme crânien.

Après avoir été avisé de la blessure par l'organisation de hockey AAA, un employé du programme de commotion cérébrale a téléphoné à Brandyn pour lui demander de se présenter à la clinique. Le Dr Ellis a examiné le jeune homme et revu les rapports d'imagerie diagnostique qui avaient été complétés la veille à l'urgence. Ils étaient d'accord pour dire que ce n'était pas une commotion cérébrale. Le lendemain, un autre examen en IRM (résonance magnétique) a permis de confirmer la présence d'une fracture de la première vertèbre cervicale. C'était difficile à voir, mais une équipe de spécialistes, dont un radiologue du programme Pan Am de commotion cérébrale, a réussi à la détecter sur les tomodensitogrammes.

« Dieu merci, le Dr Ellis s'est occupé de notre fils, ajoute Bob. Brandyn devait retourner jouer au hockey lundi. Il aurait pu rester paralysé, vous savez. Le Dr Ellis a vraiment fait un travail extraordinaire. »

La convalescence de Brandyn a duré un an; il est maintenant de retour au hockey, mais à un niveau de compétition moins élevé.

Mike Ellis souligne le travail de l'équipe multidisciplinaire de la clinique, qui a su repérer la fracture de la vertèbre cervicale chez Brandyn, évitant l'aggravation de son état. Un autre jeune, Tyson Verhelst, a pu bénéficier de cette approche de soins de santé.

Tyson, originaire de Brandon, était gardien de but et dès l'âge de 13 ans, il avait été repéré par des dépisteurs d'équipes professionnelles. C'est à cette époque que des agents ont commencé à téléphoner à la maison.

En 2012, à 14 ans, il était classé parmi les six meilleurs gardiens de buts au pays pour son groupe d'âge. L'année suivante, il a été invité à se rendre à Toronto pour participer à la Coupe Allstate Mentorship. En tout, 42 jeunes de son groupe d'âge de partout au Canada se sont retrouvés là, toutes dépenses payées, y compris le billet d'avion et l'hébergement pour un parent. L'Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey était un commanditaire de la Coupe. Les jeunes avaient même droit aux équipements gratuits, soit tout l'arsenal de gardien de but pour Tyson.

À son seizième anniversaire, on a conseillé à Tyson de quitter la ligue junior AAA pour monter de niveau et entrer dans la Neepawa Natives de la Manitoba Junior Hockey League. À 16 ans, il a joué dans la Team West durant les championnats mondiaux pour les moins de 18 ans. Finalement, il a signé un contrat avec un agent et a été repêché par les Spokane Chiefs de la Western Hockey League.

« Dieu merci, le Dr Ellis s'est occupé de notre fils… (mon fils) aurait pu rester paralysé, vous savez. Le Dr Ellis a vraiment fait un travail extraordinaire. »

L'expérience de Tyson avec les commotions cérébrales a commencé quand il était gardien de but pour les Natives en 2014.

« Je me suis jeté sur la glace pour immobiliser la rondelle au bord du filet; après le sifflet, un joueur adverse s'est jeté dans mon enclave et son genou m'a frappé derrière la tête. Je me suis cogné la tête sur la glace. »

La mère de Tyson, Leslee Verhelst, dit qu'il a continué le jeu malgré l'impact. « Il a joué jusqu'à la fin de la partie, mais il aurait vraiment dû s'arrêter », affirme-t-elle.

Après la partie, Tyson sentait que ça n'allait pas du tout. « Je ne me sentais vraiment bizarre. J'avais un gros mal de tête ; je n'ai presque pas dormi les jours suivants. »

Trois jours plus tard, Tyson a consulté un médecin, qui a suspecté une commotion chez le jeune joueur. La saison de hockey était terminée pour lui.

« Avec le temps, Tyson a continué d'avoir des maux de tête et d'autres symptômes de commotion, explique sa mère. Son humeur était extrêmement changeante, de jour comme de nuit. Il avait toujours l'air fatigué et si on voulait lui parler, il explosait. Ça ne ressemblait plus à notre Tyson ».

Après trois mois environ, Tyson a commencé à se sentir mieux. Il a passé cet été-là à faire de l'exercice physique pour se préparer au camp d'entraînement avec les Chiefs à l'automne.

Tout a relativement bien été pour Tyson durant cette première année à Spokane. Puis à l'automne 2015, il a subi deux autres commotions cérébrales, la première quand il est entré en collision avec deux joueurs, incluant un de ses coéquipiers, derrière le but.

« Après celle-là, je me rappelle seulement avoir repris conscience dans le vestiaire », raconte le jeune homme.

Trois semaines plus tard, Tyson était de retour sur la glace.

Aujourd'hui, Tyson reconnaît qu'il aurait probablement dû prendre plus de temps pour se rétablir, car il ne pensait pas être tout à fait guéri de sa deuxième commotion. Mais en ce temps-là, il ressentait une certaine pression de ses coéquipiers et de l'entraîneur pour retourner sur la glace. « Tout avait bien été pour l'équipe jusque là, mais elle commençait à avoir de la difficulté, alors je voulais retourner jouer au plus vite. »

Photo of Tyson Verhelst in goal for the Spokane Chiefs
Tyson Verhelst dans le but pour les Chiefs
de Spokane.

« Je ne me sentais vraiment bizarre. J'avais un gros mal de tête ; je n'ai presque pas dormi les jours suivants. »

Puis, en mars 2016, Tyson a subi une autre commotion cérébrale lors d'un match à Victoria.. Il s'est baissé pour bloquer un lancer frappé de la ligne bleue, et un joueur de l'autre équipe devant lui a pris un élan et l'a frappé à la tête avec son genou. « L'impact a été extrêmement violent; à cause de mes précédentes commotions et parce que j'avais encore des symptômes de la deuxième, il n'en fallait pas plus pour une autre commotion cérébrale. »

Il est prouvé qu'une fois qu'on a eu un traumatisme crânien, on reste plus vulnérable à un deuxième. Bien des jeunes ont fait plusieurs commotions cérébrales. Environ 40 à 50 pour cent des patients qui viennent en consultation à la Clinique Pan Am ont des antécédents de commotion cérébrale, selon le Dr Ellis.

Après la troisième commotion de Tyson, son agent et le gérant général des Chiefs ont fait les démarches pour inscrire le jeune gardien de but au programme Pan Am des commotions cérébrales à Winnipeg.

Pendant ce temps, Tyson avait des problèmes de vision; il avait de la difficulté à faire le focus et à suivre la rondelle. Mike Ellis l'a intégré à un calendrier d'exercice aérobique sous-maximal ainsi qu'à des exercices d'équilibre et de coordination œil-main avec une physiothérapeute spécialisée en rééducation vestibulaire, qui fait partie de l'équipe multidisciplinaire de la clinique.

« Je me rappelle qu'il jouait avec une corde et une bille et qu'il devait suivre la bille des yeux, raconte sa mère. S'il n'avait pas renforcé ses yeux avec des exercices, il n'aurait sans doute pas été capable de retourner au jeu. »

À l'été 2016, Tyson a été échangé à l'équipe de Red Deer. Malheureusement, peu après son arrivée en Alberta à la fin de sa convalescence de sa dernière commotion, Tyson a glissé sur le trottoir glacé en revenant de l'entraînement et s'est cogné la tête. Il est retourné consulter le Dr Ellis, qui lui a dit qu'il pouvait le remettre sur pied pour continuer à jouer, mais qu'il ne donnait aucune garantie sur ce que serait sa vie s'il subissait un autre traumatisme crânien.

Quand une personne a des symptômes de commotion cérébrale

Pour que les commotions cérébrales soient détectées, il faut sensibiliser toutes les parties concernées : joueurs, entraîneurs, arbitres et parents. Les entraîneurs doivent se tenir au courant des plus récentes informations sur les commotions cérébrales, se renseigner sur les types de situations qui augmentent les risques de traumatismes crâniens et pouvoir en reconnaître les symptômes chez les joueurs. De même, les joueurs doivent comprendre que les entraîneurs qui surveillent la partie ne voient pas toujours les coups qui sont donnés et peuvent provoquer une commotion. C'est pourquoi il est important que les jeunes athlètes le disent à l'entraîneur chaque fois qu'ils se sentent étourdis après un impact.

Tous les jeunes athlètes ayant des symptômes de commotion devraient immédiatement être retirés du jeu et passer une évaluation médicale par un médecin ou une infirmière praticienne.

le Dr Peter MacDonald, chef de l'orthopédie à la Clinique Pan Am et directeur de l'orthopédie à l'Office régional de la santé de Winnipeg, dit que le problème des commotions cérébrales dans les sports suscite de vives inquiétudes dans les régions où l'accès aux soins est plus difficile. En milieu rural, la responsabilité de l'entraîneur est encore plus grande, pour qu'il s'assure qu'un joueur chez qui il suspecte une commotion cérébrale soit amené à un hôpital régional où il peut être diagnostiqué. « La plupart des commotions cérébrales ne sont pas diagnostiquées correctement, explique le Dr MacDonald. La plupart du temps, l'enfant est étourdi quand il sort de la patinoire. »

C'en était assez pour Tyson. À 19 ans, il a renoncé au hockey. Il travaille maintenant avec de jeunes gardiens de but du hockey mineur à Lethbridge, en Alberta. C'est sa façon de rester « dans la partie » tout en aidant d'autres jeunes. Il fréquente aussi un collège à Lethbridge et envisage une carrière comme policier.

« Je suis fière que Tyson ait pris cette décision, affirme Leslee. Sa santé est plus importante et je suis même fière qu'il donne au suivant en aidant de jeunes joueurs. »

Leslee est également reconnaissante aux gens du programme des commotions cérébrales; elle regrette seulement de ne pas y avoir amené Tyson dès le début. « Les médecins comme le Dr Ellis sont des gens d'exception. J'ai le sentiment qu'il se préoccupe vraiment de ses patients. Il les voit comme des personnes, pas comme des numéros. »

Hailey Karbonik a aussi été traitée par le personnel du programme de gestion des commotions cérébrales de la Clinique Pan Am.

Jeune défenseure de 17 ans dans l'équipe féminine de la St. Mary's Academy, Hailey était sur la glace durant un tournoi à Hamilton en septembre dernier quand elle a subi une mise en échec contre un montant qui maintient le verre sur la rampe.

« Je patinais avec la rondelle et ce n'était pas vraiment de la rudesse, juste un coup de coude contre la rampe », et mon cou a cogné fort contre le verre. J'allais assez vite, alors le haut de mon corps a stoppé net mais mes jambes ont continué sur la lancée ».

Hailey ne se rappelle pas trop ce qui est arrivé après l'incident, mais elle se souvient être arrivée à l'hôpital à Hamilton avec un gros mal de tête et des douleurs au cou. Elle se rappelle aussi avoir été paralysée pendant un certain temps.

« Je ne pouvais plus bouger du tout. »

Heureusement, Hailey a recouvré l'usage de ses bras et de ses jambes en quelques heures, et les soignants ont jugé qu'elle pouvait faire le voyage de retour à Winnipeg le jour même. Là, des médecins l'ont examiné à nouveau et l'ont aiguillée vers le programme Pan Am des commotions cérébrales.

Après l'avoir examinée, le Dr Ellis a conclu qu'Hailey avait probablement subi une lésion à la moelle épinière en plus d'une commotion cérébrale.

Photo of Hailey Karbonik
Hailey Karbonik se prépare à son entraînement au Bell MTS Iceplex.

À cause de sa blessure, Hailey a manqué une dizaine de jours d'école et a dû attendre près de huit semaines avant de réintégrer l'équipe. Durant cette période, elle a porté un collier cervical et a suivi un programme de traitement incluant des visites à la clinique Pan Am une fois par semaine pour un suivi. Une partie de son programme à la clinique comportait des tests en électromyographie : on insère de fines aiguilles pas plus grosses qu'un trombone dans les mains et les pieds pour évaluer les dommages aux nerfs. Hailey a aussi passé des tests cognitifs, qui consistaient notamment à mémoriser des listes de mots.

« D'une semaine à l'autre, je sentais que je progressai car je me rappelais de plus en plus de mots. »

Quand ses douleurs à la tête et au cou ont commencé à diminuer, elle a pu retourner à un entraînement limité sur la glace, seule au début et pour des exercices légers de courte durée, puis avec son équipe pour l'entraînement régulier. Pendant cette période, elle passait aussi des tests de tapis roulant à la Clinique Pan Am des commotions cérébrales, pour s'assurer qu'elle pouvait augmenter son rythme cardiaque sans ressentir les symptômes de commotion.

« C'était un long processus, mais il fallait que je guérisse complètement avant de retourner au jeu. »

La mère de Hailey, Kathy Karbonik, était extrêmement inquiète quand sa fille s'est blessée, et on peut le comprendre facilement. Mais le Dr Ellis l'a rassurée, prenant le temps d'expliquer quelles étaient les lésions de la jeune hockeyeuse, et ce qui était prévu pour sa convalescence. « Après cette rencontre, nous étions beaucoup plus rassurés, dit-elle. »

À la fin de novembre, Hailey a pu retirer son collier cervical et retourner au jeu.

Proportions des commotions cérébrales par sport

Les deux tiers environ de toutes les commotions cérébrales traitées au programme Pan Am des commotions cérébrales résultent de la pratique de sports.

Voici les pourcentages.

Hockey : 50 %
Football : 20 %
Soccer : 10 %
Basket-ball : 10 %
Volley-ball : 10

« C'était vraiment excitant, mais j'étais nerveuse, en même temps », raconte Hailey, ajoutant que le gros point d'interrogation pour elle, c'était de savoir si elle pouvait jouer une partie complète sans que les symptômes réapparaissent.

Finalement, elle a pu jouer avec l'équipe de son école à un tournoi à Detroit, puis elle a joint Team Manitoba pour un tournoi au Québec en décembre. Tout s'est bien déroulé.

« Je suis heureuse que les choses se soient bien passées; ça veut dire que je suis guérie. »

L'an prochain, Hailey prévoit entrer à l'Université d'Ottawa grâce à une bourse hockey-études.

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Quand le programme Pan Am des commotions cérébrales a débuté, il n'était pas rare que des patients arrivent à la clinique avec des symptômes de commotion cérébrale qu'ils ressentaient depuis six à douze mois ou même plus.

« Souvent, no patients avaient des symptômes chroniques et persistants », explique le Dr Ellis.

Cette situation a beaucoup changé car les médecins de première ligne détectent plus vite les symptômes de commotion cérébrale et réfèrent plus tôt les patients au programme Pan Am. Le diagnostic et le traitement précoces donnent de meilleurs résultats.

« Je pense qu'il y a davantage de patients qui sont référés à notre clinique peu après la lésion, donc nous sommes en mesure de traiter plus rapidement leurs symptômes (intolérance à l'exercice, troubles vestibulaires et dysfonction de la colonne cervicale) ; cela évite aux patients de développer des conditions persistantes avec des troubles de l'humeur et des problèmes de fonctionnement à l'école et au quotidien. »

Le résultat est que le programme enregistre une diminution importante du nombre de patients qui finissent par avoir des symptômes et conditions chroniques, comme des troubles de l'humeur.

Mais il arrive encore qu'on ait des cas difficiles. Une commotion cérébrale ne sera jamais un problème banal comme une entorse à la cheville, par exemple. Il peut y avoir d'autres problèmes de santé qui compliquent le traitement. Comme le dit le Dr Ellis, il reste encore beaucoup de travail à faire pour améliorer les techniques de diagnostic et de traitement des commotions cérébrales, et pour mieux comprendre les effets à long terme des traumatismes crâniens. Et si les récentes années sont garantes de l'avenir, nous pourrons progresser encore énormément en ce domaine avec le programme de gestion des commotions cérébrales de la Clinique Pan Am.

Bill Redekop est un rédacteur de Winnipeg.